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Réapprendre à aimer



Plus nous vieillissons plus il devient difficile d’aimer et d’avoir confiance. Nous avons été blessés, les personnes que nous rencontrons ont aussi leur vécu, c’est tellement compliqué de jumeler tout cela et de recommencer.


J’ai eu la chance de rencontrer un homme patient, amoureux et bienveillant envers moi. Sans quoi nous n’aurions pu y arriver. Il savait que nous serions bien ensemble et il voyait déjà bien au-delà de mes inquiétudes. Car des angoisses, j’en ai eu. J’en ai eu quand je craignais d’avoir de la peine, quand j’anticipais d’être déçu mais aussi quand j’appréhendais d’être bien




Est-ce qu’il est la personne que j’aime vraiment ou est-il l’ennemi à abattre? Le méchant dans l’histoire qui nous fera souffrir, qui nous abandonneras... c’est difficile d’aimer la personne qu’on imagine déjà détester et je me suis plus dans ce rôle qui me gardait une réserve quant à mon engagement envers lui.


Pourquoi l’amour signifierait avoir mal? Lorsque j’ai compris que l’option de se quitter n’était plus possible puisqu’au fond nous étions si bien ensemble, j’en suis venue à prendre les petits problèmes un à la fois en sachant que l’amour allait tout régler. Il faut beaucoup de patience et de volonté pour mieux communiquer et trouver des solutions ensemble.


Il faut énormément de courage aussi pour avoir confiance en une autre personne. Cela prend de la sagesse pour apprendre à maitriser ses émotions, pour ne pas se faire des scénarios et des drames dans son couple en permanence. Pour être honnête, c’est certainement difficile de débuter une relation lorsque nous sommes remplis de blessures et notre partenaire aussi, c’est possible d’y arriver mais c’est risqué de se créer aussi une relation toxique avec deux personnes qui ont un bagage émotionnel lourd.


J’ai dû vaincre l’autosabotage, lorsqu’après toutes les grandes preuves de patience et d’amour, j’ai compris qu’il pouvait être le bon, qu’il était encore là malgré toutes mes tentatives de m’éjecter par peur d’avoir mal, j’ai enfin enlevé ma main de sur sa poignée de porte, j’ai rangé ma valise qui était prête à partir dans ses tiroirs et j’ai pu enfin jouer mon rôle de femme aimante aussi. Quel merveilleux sentiment, cet abandon de soi et une belle vision de l’avenir


J’ai compris que toutes relations amoureuses doivent être de l’amour véritable et sincère, pas de la peur d’être seule ou l’idée de combler un manque. Cela nécessite une maitrise de soi pour fonctionner. L’amour c’est partager son bonheur et sa joie pour embellir sa vie, pas de partager ses problèmes uniquement.


J’ai passé plusieurs mois à faire mentalement comme lorsqu’on était enfant avec une marguerite : il m’aime, il ne m’aime pas, je l’aime, je ne l’aime pas… je l’aimes-tu? Tellement angoissée par cette question que je retournais sans cesse dans ma tête en me gâchant le moment présent. Et si cette question ne se répondait pas en quelques semaines, quelques mois. Et si la réponse à cette question pouvait changer ou évoluer au fil du temps, dans un sens comme dans l’autre? Ou même après quelques années, est-ce que l’amour doit être linéaire, inconditionnelle et chaque jour à son summum? Est-ce que ça se peut encore un jour de « tu m’énerve », que j’ai besoin de mon espace ou que je ne me sente pas l’amoureuse parfaite tel un roman de Danielle Steel? La réponse c’est à ce moment de donner encore plus d’amour, c’est la clé. Que ce soit à soi-même, à l’autre, à notre environnement ou entourage aimez est le secret pour recevoir de plus d’amour.


Dans un couple il y a le 80-20. La théorie comme quoi aucune relation ne serait parfaite à 100 %, il y aura toujours un petit 20 % qui va nous déplaire chez l’autre, c’est normal. Il faut aimer l’autre avec ce 20 % d’imperfections et se rabattre sur le reste qui est merveilleux. À moins qu’il ne soit question de quelque chose qui blesse votre nature profonde, bien sûr.



Puis un jour à force de réflexion je me suis dit; pourquoi je ne vivrais pas ma vie dans son individualité, en tant que femme qui s’aime elle-même, et que je ne ferais pas uniquement « profiter » de la situation? Ce que je veux dire c’est que je suis une personne à part entière et pas une moitié de quelqu’un mais rien ne m’empêche de bâtir mon propre univers autour de cet homme qui rend ma vie plus confortable mais qui n’est pas toute ma vie et qui n’est pas non plus responsable de mes manques à combler car je me suffis à moi-même. Je me souviens de ce que Ho’oponopono m’a apprise; je donne à moi-même ce qu’il y a de meilleur, je suis ma priorité absolue, je le vaux et je le mérite.


« Tout l’univers obéit à l’amour. Aimez, aimez, tout le reste n’est rien. » -Jean de La Fontaine




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