Se défaire de la blessure du contrôlant


Voici un article inspiré du livre Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau et de mon vécu personnel. Ceci est un résumé de la compréhension que j’en ai fait.



En fait, ce sont deux psychiatres, John Pierrakos et Wilhem Reich, qui ont découvert ces blessures. Le contrôlant est le masque porté par la personne qui souffre de la blessure de trahison qui s’est créée entre 2 et 4 ans, majoritairement avec le parent du sexe opposé, car l’enfant s’est senti manipulé, trahi ou qu’on lui a menti. Donc, cet enfant, devenu adulte, vivra cette blessure avec les personnes du sexe opposé.

L’adulte devenu aura peur des dissociations et du reniement, créera des situations de conflit pour ne plus parler à quelqu’un. Il sera autoritaire et intolérant à cause de ses attentes qu’il a envers les autres, parfois même plus élevées qu’envers lui-même.

Il mettra son masque de contrôlant chaque fois qu’il aura peur de vivre une blessure avec quelqu’un ou qu’une personne lui fera vivre cette blessure.

Le contrôlant entretient sa blessure en se mentant, en se faisant croire des choses fausses et en ne tenant pas ses engagements envers lui-même. Il fait tout lui-même parce qu’il ne fait pas confiance aux autres, ne délègue pas. Sinon, il vérifie si c’est bien fait.


Si vous mettez des efforts pour essayer de changer votre partenaire, ça démontre que vous êtes plus en amour avec ce que vous aimeriez qu’il soit plutôt que par ce qu’il est vraiment. Vouloir changer les gens, c’est du contrôle. L’amour, c’est aimer l’autre avec ses qualités et ses défauts. J’ai longuement vécu dans ce type de contrôle car je voulais que la personne qui m’aime soit comme ce que j’attendais de lui. J’ai mis beaucoup de pression à des personnes qui, au final, ne me convenaient tout simplement pas. Accepter et aimer les gens comme ils sont est une première étape dans le processus de lâcher-prise, selon moi.


Ce masque te nuit plus qu’il ne t’aide. Tu n’es plus le petit enfant qui ne pouvait gérer sa blessure, tu es maintenant un adulte avec plus d’expérience, de maturité et avec une vision différente qui a maintenant l’intention de s’aimer davantage. Tu n’as plus besoin de ce masque pour te protéger et il est impossible de contrôler les personnes et les choses de façon à ne plus être blessé.


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Pour obtenir une guérison et inverser le processus :


Devenir conscient du masque que tu portes, des situations où tu souhaites garder le contrôle.


Accepter ta responsabilité et cesser d’accuser les autres de tes souffrances.


Se donner le droit d’avoir souffert et d’en avoir voulu à ton ou tes parents, plus tu ressens la souffrance que l’enfant en toi a vécu, plus tu auras de compassion pour lui et plus cette étape sera faite en profondeur. Lâcher prise envers tes parents se fera en ayant de la compassion pour leur propre souffrance.


Pour modifier un problème, il faut l’accepter et s’accepter, donner de l’amour inconditionnel à cette blessure plutôt que de vouloir la faire disparaître. Les blessures profondes ont aussi besoin d’être aimées, reconnues et acceptées.


Redevenir soi-même, arrêter de croire que tu as besoin de ton masque pour te protéger. Accepte que la vie soit remplie d’expériences qui servent à t’apprendre ce qui est bénéfique et intelligent pour toi. C’est ce qu’on appelle l’amour de soi. L’amour a un grand pouvoir de guérison.


T’aimer, c’est être comme tu es, en ce moment. C’est te donner le droit de blesser les autres en les rejetant, en les trahissant…


Faire un bilan chaque jour de comment ça s’est passé. Note les masques que tu as porté et ta conduite envers les autres ou toi-même. Comment tu t’es senti, pardonne-toi en te donnant le droit d’avoir utilisé ce masque. Pas de culpabilité. Accepte-toi sans te juger et te critiquer.


Plus tu te donnes le droit de trahir, moins tu le feras.


Tu es guéri lorsque tu ne vis plus autant d’émotions au moment où quelqu’un vient déranger tes plans, tu lâches prise plus facilement, tu arrêtes de vouloir que tout se passe selon ta planification. Tu peux être fier de tes réalisations même si les autres ne le reconnaissent pas.


Écouter et observer tes réactions, elles ont les réponses.


Arrêter de toujours vouloir avoir le dernier mot, il se peut que les autres aient raison aussi ou que ce ne soit pas important qui a raison ou tort. Accepter que nous ayons eu tort et s’excuser même, c’est tellement gratifiant de demander pardon, ça démontre un signe d’intelligence et de maturité grandiose.


L’égo aussi nous joue de très mauvais tours et il ne sert à rien d’autre que d’alimenter notre peur d’être blessé ou trahi.


Lors d’une discussion ou d’un conflit, il est important de prendre du recul, de comprendre et d’analyser nos réactions, pourquoi nous nous sommes sentis sur la défensive lors d’une situation parfois banale. Étonnement, il y a beaucoup de réponses à aller chercher lors de ces précieuses introspections.


Lâcher-prise, choisir ses combats, je me suis pratiquée doucement à laisser les petites choses aller tranquillement sans intervenir, peu à peu, de plus en plus souvent. L’antonyme de contrôle est laisser-aller.


Accomplir ce processus, c’est s’offrir de l’amour et de la bienveillance, c’est faire passer son estime de soi en premier et plus important encore, c’est s’accepter.

’Lorsque tu essaies de tout contrôler, tu ne profites d’aucun moment. Détends-toi, respire, lâche prise et vis’’.


Heidy


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