Quand on a tellement peur de tout gâcher que l’on gâche tout


L’anxiété nous fait faire de drôle de choses, malheureusement. Boire trop pensant que ça aidera à passer à travers une soirée stressante. Dire des choses sans réfléchir que l’on regrette. Être si nerveux à notre nouvel emploi que l’on commet des erreurs importantes. Anticiper tellement un événement en ayant peur que ça se passe mal qu’une fois sur place on gâche tout, nous-même. S’éjecter d’une nouvelle relation juste parce que l’on craint trop d’avoir mal. Et plus on détruit des choses par peur plus on se crée de scénarios de moments difficiles car on sait maintenant que cela se peut.


Difficile de faire des changements dans nos vies, nous préférons rester dans nos vieilles chaussures. Et quand on n’a pas le choix, que l’on est seule et que l’on veut rencontrer, cela peut facilement devenir un fardeau. Les expériences pénibles des relations précédentes deviennent alors des scénarios qui peuvent se reproduire et dont on se méfie. La peur de se faire mentir ou tricher nous rend maintenant suspicieuse. Le temps de découvrir que la nouvelle personne n’est pas narcissique ou toxique comme ce que nous avons connu précédemment nous laisse croire le pire. Et quand on se rend compte que l’on pourrait être heureux mais que nous craignons de perdre ce bonheur, nous l’autosabotons avec de la jalousie, de la colère, du contrôle, des mots blessants envers l’autre, encore une fois. Au fond nous pouvons être notre pire ennemi.


La seule façon que j’ai trouvée de m’investir sans avoir trop peur de ce qui allait peut-être arriver ou pas, c’est de vivre le moment présent. Aujourd’hui, suis-je bien dans ces moments, avec ces personnes, dans mes activités sociales, dans cet emploi? Alors si oui « j’enjoy » ce bonheur en essayant de cesser d’anticiper le pire. Mieux encore j’essaie de me faire des scénarios positifs, ben oui des scénarios que ça va bien, qui l’eut cru? Je m’imagine que mon employeur lorsqu’il me convoque veut me féliciter ou même me donner une promotion plutôt que de me mettre à la porte. Que mon amoureux m’aime pour vrai, qu’il va me comprendre et prendre soin de moi plutôt que de me quitter. Que mon enfant aura de bons amis, plutôt que de craindre le pire… Finalement l’attitude de la béatitude, l’attraction de ces belles pensées m’apporte beaucoup plus que l’inverse, c’est évident pour tous les non anxieux, sauf quand tu le vis et que tu es dans une anxiété permanente croyant que tu es né pour attendre qu’il t’arrive le pire.



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J’ai aussi constaté que j’ai ces réactions de peur lorsque je sens que je ne suis pas ou plus à ma place, parfois c’est un message à écouter.


J’essaie aussi de revenir dans le « et alors? ». On m’a déjà demandé ce que je ferais si ça se passait mal dans une situation spécifique, j’ai automatiquement répondu: « je suis forte, j’en ai vu d’autres »! Et c’est tellement vrai, au fond je me suis toujours sortie de tout et même pour me rendre compte que c’était mieux comme ça pour la suite. Alors à part « la peur d’avoir peur » de quoi devrais-je avoir véritablement peur? Car la peur m’amène à m’autosaboter et tout détruire et ça c’est bien plus effrayant.


« Il parait qu’il ne faut pas avoir peur du bonheur. C’est seulement un bon moment à passer ». -Romain Gary
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